La question revient à chaque début de mission : faut-il mettre 100% du budget sur Google Ads, 100% sur LinkedIn Ads, ou répartir ? La réponse courte : ça dépend de votre cycle de vente et de votre ticket.
Google Ads joue sur l'intent : le prospect tape "logiciel RH Genève" parce qu'il cherche activement une solution. Le CPC moyen sur les requêtes B2B romandes tourne entre CHF 4 et CHF 18 selon la verticale (plus cher dans le juridique et la finance, moins cher dans les services). Le taux de conversion landing est bon — généralement entre 4 et 9% sur une page dédiée bien construite.
LinkedIn Ads joue sur l'audience : vous ciblez un CFO d'une entreprise de 50–200 personnes dans l'industrie, même s'il n'a rien demandé. Le CPC est plus élevé (CHF 8 à CHF 22), les taux de conversion formulaire plus bas (1 à 3%), mais la qualité perçue des leads est meilleure sur les cycles longs et les gros tickets.
Règle empirique pour une PME romande : si votre ticket annuel par client est inférieur à CHF 10'000 et que votre cycle de vente fait moins de 60 jours, priorisez Google Ads. Au-dessus de CHF 25'000 de ticket ou avec un cycle de 3 à 9 mois, LinkedIn Ads devient indispensable — même si le CPL semble plus élevé au premier abord.
Entre les deux, la combinaison qui marche en Romandie : Google Ads pour capter l'intent court terme, LinkedIn Ads pour construire la notoriété auprès du bon persona, retargeting pour ramener ceux qui ont visité sans convertir. Sur Starter ou Croissance, on ajuste le mix mois par mois selon ce qui performe.
Un dernier point souvent oublié : la qualité de la landing page fait plus de différence que le choix du canal. Une landing mal construite fera flop sur Google comme sur LinkedIn. Avant d'arbitrer entre deux canaux, arbitrez sur la capture.